IRDSU – La Culture a-t-elle toujours sa place dans la politique de la ville – P. De Visscher

Le 10 octobre dernier, étaient organisées à Rennes les assises des directeurs des affaires culturelles. A cette occasion, P. De Visscher, administrateur national de l’IRDSU, participait à une séquence au titre volontairement provocateur : La culture a-t-elle toujours sa place dans la politique de la ville ? 

Voici le compte rendu de cette séquence, par P. De Visscher.

La politique de la ville a toujours fait une place à la culture mais sa prise en compte s’est révélée erratique et pas toujours lisible. Sur la durée, force est de constater que les moyens affectés à la culture dans le cadre de la politique de la ville ont diminué.  Aujourd’hui, si la dimension culturelle est présente dans les contrats de ville, elle continue pourtant de manquer d’un accélérateur de coopération, à l’instar de la charte de coopération culturelle de Lyon. Plusieurs niveaux de coopération sont en jeu : la coopération interministérielle, entre les collectivités territoriales, entre l’ensemble des acteurs culturels, sociaux, éducatifs d’un territoire urbain. Les questions culturelles soulevées par la politique de la ville ont pourtant singulièrement bousculé les politiques culturelles en mettant en valeur l’importance de la participation des habitants à la vie culturelle et en expérimentant des démarches plus interactives, là où la politique culturelle avait longtemps été conçue sur des modalités davantage descendantes. Toutefois, si un bilan de la politique de la ville sur la culture était dressé, il ne serait pas injuste de noter son apport dans la prise en compte des problématiques de transversalité, des enjeux d’interculturalité, de coopération et d’expérimentation artistique et culturelle. Par ailleurs, la politique de la ville a valorisé des ressources culturelles présentes dans les quartiers, à travers les talents des jeunes, ou encore, à travers la mémoire des habitants. Pourtant, des questions de fond demeurent. Comment favoriser et maintenir continuellement une présence artistique et culturelle dans ces territoires ? Comment mieux associer les habitants à l’élaboration de projets culturels ? Comment stimuler leur mobilité à l’échelle d’une ville ou d’une agglomération, de manière à ne pas les assigner à des modèles culturels ou à un territoire identifié comme replié sur lui-même ? Autant de questions qui invitent la politique de la ville à prendre davantage en compte l’importance de la reconnaissance des droits culturels.

 

Retrouvez l’intégralité de ce compte rendu ici :

Culture et QPV

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