Retour sur cette deuxième édition du Tour du Monde du DSU 🌍

Mardi 19 avril le Tour du monde du DSU nous a conduit au cœur de l’univers engagé des corporations de développement communautaire du Québec.

Les 67 corporations de développement communautaire qui se sont constituées en milieu rural comme en milieu urbain à l’échelle d’un département, d’une ville ou d’un quartier regroupent 2500 organismes de développement communautaire dont l’objectif est de participer au développement socio-économique de leur milieu.

Parmi les points présentés par Anne Vadeboncoeur de la Table nationale des corporations de développement communautaire :  l’intersectorialité de l’approche, une démarche « par » et « pour » les citoyens, une mise en commun des enjeux qui sont identifiés par l’action communautaire et une vision de l’innovation sociale porteuse d’une perspective de transformation sociale et soutenue par les valeurs de l’éducation populaire.

Des exemples concrets de mobilisation locale à travers des groupes de travail rassemblant des habitants, des partenaires d’origine communautaire et des partenaires municipaux comme des illustrations des méthodes participatives de recueil des besoins sociaux des milieux, de construction d’une voix commune en direction des institutions, ont confirmé –  au-delà des différences structurelles de cadre, une réelle parenté avec les approches de développement social urbain.

Quant à la présentation de la table nationale des corporations de développement communautaire par Ophélie Couspeyre, en tant que réseau national chargé notamment du renforcement des compétences de ses adhérents et de la représentation auprès des pouvoirs publics elle a révélé également une réelle analogie avec le projet de l’IR-DSU ouvrant de belles perspectives pour la continuité des échanges.

 

Mercredi 20 avril, c’est en Amérique centrale que nous a amené le Tour du monde du DSU avec l’action d’Appoyo urbano

Sylvia Montales  nous a rappelé comment les 17 objectifs de développement durable des nations unies fondent une matrice qui accompagne la ré-ingénierie des mobilisations collectives à l’échelle de communautés restreintes comme à l’échelle de l’aire métropolitaine de San Salvador.

Six éléments centraux de ces démarches ont été mis en lumière :

Comment la présence des équipes d’Appoyo Urbain sur le terrain, le partage de la vie des habitants permet de tisser un lien de confiance permettant la mise en place d’atelier collectifs.

La capacité pour ces ateliers in situ de rassembler sur les mêmes temps les habitants, les promoteurs sociaux chargés du recueil des besoins des habitants, des représentants communautaires (élus par leurs pairs) et des élus.

Des temps partagés par ces différents publics – l’habitant comme le ministre, pour des actions de formation, d’observation puis pour imaginer et formaliser ensemble des solutions aux besoins des habitants.

La systématisation de l’approche économique dans chaque démarche et projet pour que ceux-ci aient un impact économique positif pour les habitants.

Un processus itératif allant de l’observation, à l’idéation, au prototypage de réponses, très voisin de la philosophie d’expérimentation de la politique de la ville.

Le choix assumé du décalage, du pas de côté, de la rupture pour casser la répétitivité – véritable frein au changement.

Jeudi 21 avril nous avons découvert avec Margarete Meyer Cheffe de pôle de rénovation urbaine, aménagement et développement urbain à la ville d’Essen

à la fois les grands principes du « développement urbain“ allemand, l’existence d‘un réseau de 35 villes apprenantes proche du projet et du fonctionnement de l’IR-DSU et un exemple de revalorisation du quartier de Niederfedsee à Essen.

Après nous avoir rappelé les fondamentaux du développement urbain allemand qui sont très voisins de ceux de la France avec bien entendu les enjeux de cohésion sociale tout comme des thématiques autour de l’image des quartiers ou encore de l’adaptation au changement climatique,  Margarete nous a présenté le co-portage du développement urbain par l’Etat, le land et les communes ainsi que les 3 priorités « Croissance et renouvellement durable » « Centres vivants » et « Cohésion sociale » (Concevoir ensemble la vie en commun dans les quartiers)

Nous y avons retrouvé des concepts qui sont chers au DSU : celui de l’action intégrée, d’approche transversale et de participation des habitants avec des fonds très proches des fonds de participation habitante et des conférences de quartier.

Ces conférences de quartier regroupent des personnes actives dans le quartier tant bénévoles que salariés. Elles jouent un rôle central et pivot par leur connaissance des besoins et des ressources.

Quant au réseau des villes sociales de Rhénanie du nord westaphalie qui existe formellement depuis 1999, il regroupe 35 municipalités autour d’échanges de pratiques, d’ateliers, de mises en commun de questionnements et de saisine des autres partenaires institutionnels commun à partir des partages d’ expériences du terrain : ça ne vous rappelle rien ?

L’important programme de requalification du quartier de Niederfedsee à Essen qui a concerné à la fois l’habitat, les espaces et les équipements publics a fait l’objet d’une consultation et de la participation continue des riverains tant sur les contours du projet qu’avec un accueil permanent de l’ensemble des initiatives des habitants sur le terrain.

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